Chapitre 3 : Ma première année

22 Oct 2019

Je sais, vous allez me dire que cela fait longtemps que je n’ai pas écrit , mais vous savez il faut prendre le temps pour écrire.

Après mon retour à la maison en Avril 2017, il m’a fallu un bon moment pour récupérer de ma première « poussée » (ou crise). Pour moi, ce fut repos, repos et repos ! Dans le même temps, je devais aider de loin la personne qui gérait l’accueil des groupes ou des classes de découverte durant mon absence.Cela n’a pas été facile pour cette personne, ni pour moi ! Il fallait jongler entre le repos et le travail pour ne pas refaire une poussée .
Je repris peu à peu le travail, visite médicale du travail, rendez-vous avec mes supérieurs, allègement de mon temps de travail… Je vous avouerai ne pas avoir vu passer le printemps 2017.

Voici venu le temps de l’été. Encore un grand challenge, des nouveaux animateurs, du personnel n’ayant pas forcement envie de travailler (ce qui est le plus grand problème de nos jours) et une équipe de direction des séjours soudée mais qui a en même temps besoin d’un cadre. On a fait comme on a pu, mais cela s’est plutôt bien déroulé dans l’ensemble, même si nous aurions pu faire mieux ! Fin d’été, je vous laisse imaginer dans quel état j’étais : fatigué ! J’ai décidé avec l’accord du siège, de me faire seconder par un responsable du centre de vacances, qui était arrivé dans l’été. Il ne connaissait pas encore ce métier, je lui laissais un an pour apprendre ce travail qui est très prenant comme vous avez pu le constater dans mon récit.

Vint le temps des groupes, des réunions… Puis encore une poussée, donc retour au CHAL où ils prirent soin de moi ! J’aimais bien être là-bas, dommage qu’il n’y ait ni la wifi, ni le réseau mobile dans les chambres. Parfois, je tournais tellement en rond que j’avais l’impression de faire péter un plomb aux infirmières…

La fin d’année s’est déroulée sans encombre, à part le Nouvel An. Juste avant le nouvel an , je me trouvais un peu fatigué mais pas grand chose selon moi. J’aurais dû m’écouter et lever le pied. Le 3 janvier, rendez-vos chez le médecin traitant qui me mit en arrêt pour me reposer et contacta le Neurologue qui me suivait. Hospitalisation durant 4 jours. De retour à la maison , une petite semaine pour récupérer puis retour au travail.

Ce fut pour moi le pire hiver de toute ma vie. Je n’étais pas « dedans » : retard sur la comptabilité, retard sur le traitement des mails, devis, contrats… Mon responsable de centre n’avait aucune expérience, mais dut quand même commencer seul l’hiver, avec le responsable de location qui lui donnait un coup de main, mais ce n’était pas le travail qui manquait et tout le monde subit l’hiver, et j’en étais fort désolé. Aurais-je dû accepter mon reclassement ? Ai-je bien fait de rester à ce poste ? Plein de questions m’ont trotté dans la tête et c’était bien normal.

Visite chez le Neurologue en Mars 2018, tout allait bien, je respectais le mode ralenti demandé au niveau du travail, Antoine mon adjoint prenait ses marques. On ne pouvait pas faire mieux pour le moment. Antoine dut apprendre et manager le centre de vacances complet. On avait déjà fait une bonne partie du chemin, mais il lui en restait encore un peu à parcourir.
L’été approcha et je demandais à Antoine de prendre la direction des séjours sous ma tutelle, ce qu’il accepta ! Il aime relever de nouveaux challenges, en même temps je l’ai embauché pour cela ! Durant le printemps, préparation, organisation des classes et groupes venant sur la structure entre le mois de mai et le mois de juin 2018. Puis, nous nous sommes mis sur la préparation de l’été.

L’été se déroula plutôt bien, les fortes chaleurs me fatiguaient de plus en plus ! Lors de mon « contrôle technique des 6 mois » chez le neurologue, j’en discutai avec lui. Bilan de cette visite : se reposer, rester au frais… Il me dit : « Je vais vous mettre en arrêt pour que vous vous reposiez vraiment ! ». Je lui rétorquai : « Pardon, vous ne pouvez pas faire ça , encore 2 semaines à travailler 4 ou 5 jours et après je suis en vacances ! Forcément je vais me reposer ! ». « Très bien me dit-il , reposez-vous, faite les analyses et on continue pour le moment le Tecfidera. On se revoit en Janvier 2019 ». « Super ! » me dis-je. Mais je vous avoue avoir voulu habiter en dehors de mon lieu de travail pour pouvoir réellement, lors de mes congés, me reposer. Je regardais comment faire , je discutais avec pas mal de personnes qui étaient prêtes à m’aider, à nous aider Juliette et moi.

La suite au prochaine épisode….

© Ludovic CLAVAUD 2018